mercredi 18 janvier 2023

CHASSE EN ANJOU, 14, 15 janvier 2023 :

 


         Pour la quatrième année, nous nous retrouvions chez Guillaume JALLABERT à la Petite Haie au Petit Auvergné en Anjou. Cette réunion atypique réunit deux équipage : d'une part le rallye la Meilleraye, d'antre part les Aigliers de France. Le matin les aigles sont de sortie et l'après-midi ce sont les chiens pour le même gibier, le lièvre. Le temps n'est pas au beau. La pluie n'est pas présente ce matin mais la couleur des nuages ne nous engage pas à pronostiquer un temps merveilleux. Le café préparé par Monsieur Guillaume nous permet d'attendre les invités assez nombreux, curieux de voir cette chasse rare. Il est 9heures, Romuald frappe à la porte juste à l'heure. Nous sommes tous là, Aurélien avec ses deux aigles, Romuald accompagné d'Emmanuel et ses deux aigles, Wilfried avec son tiercelet de royal, moi-même avec mon oiseau de 14 mues. Nous sommes très heureux de nous retrouver car l'IAHP (Grippe Aviaire) ne nous a pas fait de cadeau cette année. Le flou artistique habituel autour des textes qui régissent notre déduit, nous ont fait craindre de ne point pouvoir se regrouper. Pour autant, le fait d'avoir été contrôlé par les agents de l'OFB en Loiret, nous a permis d'avoir une réponse : nous ne sommes pas considéré nous rassembler lors d'une chasse au vol. Ainsi, nous voyons d'un bien meilleur œil un avenir plus serein. 

        Nous convions les invités à une petite présentation rituelle de notre art. Quelques questions suivent et le départ pour la chasse est sonné. Nous partons vers les grands près entrecoupés de haies assez épaisses qui sont un refuge important pour les gibiers présents sur ces terres. La ligne se déploie sur une grande largeur, laissant le vent fort nous longer de droite à gauche, ce qui facilite le port de l'oiseau. Aussitôt en place, Aurélien vole un capucin qui se dérobe au loin, même très loin. Altin monte sur queue, dans un vent de côté lui permettant de garder de la hauteur, il comble les cinq cents mètres le séparant du lièvre en quelques secondes et plonge à une vitesse folle sans prendre. Dommage, un tel vol méritait la prise. J'ai oublié mes lunettes de vue de loin, ce qui me handicape énormément. Je préviens Fabien de me prévenir quand il voit un lièvre car avec le vent, je n'y vois rien. La ligne s'arrête, il me semble que Romuald ou Wilfried a volé. La ligne repart. Soudain, dans le champs suivant, Fabien hurle "lièvre devant", je déchaperonne et lance aussi vite que possible Sarembaï qui entreprend correctement. En même temps, Wilfried à lâché. Les deux aigles sont aux trousses du lièvre qui détalle dans le champs e côté après avoir traversé la route. Rien ne sera pris, les deux aigles sont repris sans encombre. Les vols se succéderont sans résultat jusqu'à l'arrivée de la pluie. Sous une forme de bruine au début, dans le vent qui a forcit, cette bruine humide et pénétrante, commence à mouiller nos oiseaux qui deviennent in-serviables. Aurélien change d'aigle pour essayer d'attaquer un chevreuil vu quelques buissons plus loin. Nous ne les rembucherons pas. Nous finissons la traque "trempés-mouillés". Nous aurons vu une bonne vingtaine de lièvres ce matin, ce qui nous donne une belle idée de la population. Le casse-croûte est le bien venu, le partage des quelques spécialités que chacun a le plaisir d'apporter ravive les corps et apaise les âmes. 

        Le rapport est sonné, Monsieur Jallabert  choisit son attaque. Les chiens sont sortis du van et la quête commence. Un lièvre est rapidement lancé mais il met les chiens en défaut après une bonne demie heure de chasse. Un change est arrêté, c'est un plaisir de voir comment Édouard pilote réellement sa meute. Cet équipage qui chasse dans une éthique irréprochable, montre de liens entre les hommes et les chiens difficiles à décrire. Deux ou trois sangliers sortent d'un bois poussés par la fougue des chiens, mais Édouard et ses aides bloquent en moins de temps qu'il n'en faut pour l'écrire. Les chiens non plus ne prendront pas cette après-midi. 

        Malgré une très belle chasse, point de prise, c'est cela aussi le bonheur de chasser.  

        Tout le monde est rentré, la galette est servie. Nous sommes contraint de disloquer, il est six heures du soir. 

        Madame Catherine nous attend au clos du Piheux; comme l'an dernier. Et comme l'an dernier, l'an d'avant, et les autres avant aussi, Laurence nous a préparé un repas de derrière les fagots. Elle nous a concocté  un sauté de rognon de porc qu'elle seule manage de la sorte. Ce fut un petit bonheur. Nous avons revu pendant l'apéritif, olivier de Rougé et Raphaël Lepelletier  chez qui nous chassions in y a quelques années. Ce fut un réel bonheur de les revoir de ressasser de vieux souvenir du "Haut Rocher". Sans aucun doute, nous reverrons nous en chasse une de ces années prochaines. 

        La chasse du dimanche se déroule au Reuvre de Chambellay. Amaury Bironneau nous organise cette journée (la précédente aussi, d'ailleurs) dans une propriété familiale de producteurs de fruits (Pommes, framboises, cassis...) Ces cultures abritent une belle population de chevreuil qui seront le gibier d'aujourd'hui. Les lièvres et les renards restent ouverts. Le café traditionnel nous accueille, le temps est bien meilleur, le soleil est présent, le vent aussi mais moins fort qu'hier. 

        La présentation rituelle est faite et nous partons chasser. Une ligne presqu'aussi longue qu'hier s’étale sur quatre cents mètres. Un lièvre est annoncé dans la bande de gauche. Il saute sur moi à quarante mètres, je lance mon oiseau qui manque de peu. Branché, Sarembaï commence à regarder autour de lui. Il prend le large vers un grand arbre où la vue est superbe. Il me faut à tout prix le reprendre pour ne pas léser la chasse. Heureusement, il se laisse berner par un petit morceau de viande lancé sous lui. Aurélien vole un chevreuil, puis un deuxième qui est griffé pais pas tenu. Wilfried en vole un aussi que son aigle griffe, sans succès. Nous repostons les oiseaux pour faire un bois plus important. Les traqueurs sont vifs et courageux dans ces ronciers impénétrables. En se mettant en place, je vole un lièvre de très belle manière que Sarembaï manque de rien.  Altin vole un N'ièmme chevreuil sans résultat. La forme semble blinquer mais ce n'est pas ce que pense Aurélien. Cela ressemble plus à une frustration qu'à autre chose. C'est vrai que depuis deux mois, les oiseaux sortent très peu voire pas du tout. Cela ne leur vaut rien. Ils aiment voler, chasser. Ils ne connaissent pas l’administration et c'est tant mieux. Elle finira quand même par griffer une chevrette mais elle ne la tiendra pas. Romuald voit un lièvre lui foncer dessus, il reste immobile, le lièvre, voyant l'obstacle, se retourne et repart à 180°, pour son malheur, Romuald lance son aigle qui coiffe et griffe ce capucin en vingt cinq mètres. Ce sera la seule prise de nos deux jours de chasse. Un peu plus loin, dans les cassis, un lièvre me part des pieds en contre. Difficile de lancer fort mais l'oiseau compense et vole fort vers le lièvre qu'il perd de vue un instant. Il ressource violemment et plonge brutalement sur l'animal qui se dérobe de ses griffes. Dommage c e fut un très beau vol. Corentin arrivé ce matin, vole en contre une chevrette mais lancer un forme est beaucoup  plus difficile à remonter qu'un mâle. Elle ne pourra pas rendre. Le vent à forcit et les vols se font de plus en plus difficiles. Une dernière traque nous fait sortir d'un petit bois un lièvre que je vole très mal. Je lance dans le vent et Sarembaï ne trouve aucun appui. Il laisse passer le capucin à quelques mètres de lui et se vautre dans un arbre voisin comme un oiseau débutant. Ce sera mon dernier vol. Wilfried volera une chevrette ainsi qu'Aurélien, mais rien d'autre ne sera pris. Nous aurons marché 10,8 km, pour gagner un casse croûte bien mérité. C'est une petite fille à Amaury qui gagnera la fève. Nous disloquons vers 16 heures. Après quelques discutions pour planifier des dates de fin de saison, et lancer des projets pour la saison prochaine, nous quittons ces endroits magiques, où la chasse est reine. 

        A bientôt dans d'autres lieux tout aussi enchanteurs... J.L.

mardi 14 décembre 2021

Un coq sauvé par la justice..........

Une cour d'appel confirme que le chant du coq n'est pas une nuisance sonore 13 décembre 2021 P2C pour Localtis Environnement,  Tourisme, culture, loisirs Dans une décision du 9 décembre, la cour d'appel de Chambéry confirme que le chant du coq n'est pas une "nuisance sonore". Cette décision s'inscrit dans le prolongement du combat – juridique – victorieux du regretté coq Maurice. L'arrêt de la cour d'appel de Chambéry ne diffère pas fondamentalement de celui du tribunal d'instance de Rochefort, devant lequel avait triomphé le coq Maurice. Avec cependant une différence de taille: la décision se situe désormais au niveau d'une cour d'appel. En l'espèce, la Cour d'appel de Chambéry annule d'ailleurs une décision du tribunal d'instance (aujourd'hui tribunal judiciaire) d'Annecy de juillet 2019. Celle-ci avait condamné un agriculteur de la commune de Saint-Sylvestre (Haute-Savoie, 600 habitants), poursuivi par un couple de voisins, à 3.000 euros de dommages et intérêts et à 1.200 euros d'amende (sans compter les frais de justice). Les voisins avaient fait constater par huissier un niveau sonore de 37,9 décibels enregistrés. Pour mémoire, la présentation de l'échelle des décibels sur le site bruitparif.fr donne comme équivalent à 40 dB le bruit d'un "bureau tranquille" (ce qui ne veut pas dire silencieux), 50 dB correspondant à un "restaurant paisible". Il faut toutefois tenir compte du fait que le coq chante très tôt, dès les premières lueurs du jour. Dans l'affaire jugée par la cour d'appel de Chambéry, les arguments échangés et ceux retenus pour écarter les "troubles anormaux de voisinage" sont identiques à ceux évoqués pour le défunt coq Maurice. L'avocate de l'agriculteur de Saint-Sylvestre a notamment fait valoir "l'inconvénient normal" représenté par le chant du coq et rappelé que le poulailler a été construit en 1956 et que les plaignants se sont installés dans la maison voisine dès les années 1990. En revanche, le contexte a changé entre le jugement de première instance du tribunal d'instance d'Annecy en juillet 2019 et celui de la cour d'appel de Chambéry. Entre-temps est en effet intervenue la loi du 29 janvier 2021 "visant à définir et protéger le patrimoine sensoriel des campagnes françaises". Celle-ci, votée à l'unanimité à l'Assemblée nationale et au Sénat, est une suite directe du combat du coq Maurice. En l'occurrence, ce texte ne modifie pas véritablement l'état du droit et ne touche pas à la définition des "troubles anormaux de voisinage". Mais il ajoute, à l'article L.110-1 du Code de l'environnement, "les sons et odeurs qui les caractérisent" aux "espaces, ressources et milieux naturels terrestres et marins [qui] font partie du patrimoine commun de la nation". Une phrase qui a sans aucun doute pesé dans la décision de la cour d'appel de Chambéry et sans doute dans d'autres décisions à venir, même si chaque affaire constitue toujours un cas d'espèce.

mardi 3 novembre 2020

CHASSE A NOIRMOUTIER Octobre 2020 :

 Ce dernier samedi, les chasseurs à tirs de Noirmoutier en l'île nous ont invité pour la septième fois. Il est bon de rappeler que Sébastien BUCAS, leur président, a choisi il y a sept ans de nous laisser la totalité des lièvres proposé par la fédération aux chasseurs de l'île, ce qui est un geste beaucoup plus qu'anodin. Certes cela crée des tensions, mais il sait les contrôler. Une dizaine de lièvres sont donc à notre disposition depuis ce temps. Il faut dire que la population (de lièvres) est florissante ; le territoire est tout à fait adapté à ce gibier nécessitant de grandes surfaces ouvertes, et une terre suffisamment souple pour creuser les gîtes. Ici, les lièvres au gîte sont invisible. La terre est sableuse à souhait, c'est pour cela que les agriculteurs soignent la "benotte de Noirmoutier". Cette pomme de terre gouteuse et rare, ce qui lui vaut sa valeur et sa réputation. Ces mêmes cultivateurs qui enquiquinent Sébastien pour qu'il demande plus de bracelets. Il a préféré nous choisir pour offrir aux gens de l'île, cette journée spécifique qui enchante tous les participants. Il savait déjà que s'il laissait ouvert le tir du lièvre, la population aurait disparue depuis longtemps. Il faut savoir que les chasseurs de cette ville sont 143 ! Dure à gérer cette population-là.

Donc, nous sommes arrivés samedi matin dans un hangar à patates pour le casse-croute matinal que Polo BEGEIN nous prépare chaque année. Il est venu avec notre copain Jacques BREGEON, taxidermiste de réputation nationale. Une petite dizaine de chasseurs locaux nous attendent comme chaque année. Quelques bouchons sautent, quelques sandwiches sont tartinés de divers pâtés locaux, puis le départ pour la chasse est prononcé par Sébastien. 

Nous quittons le hangar et entrons directement dans les champs de patates pas encore plantés ; c'est la raison pour laquelle nous devons absolument organiser cette date avant le 5 novembre. Il faut aussi compter sur le temps ; aujourd'hui, il est des plus déplorable, 50 à 60 km /heure de vent plus une pluie intermittente. Nous passerons quand même entre les goutes. 

Les premiers lièvres sont délogés, ils quittent le gîte à quelques mètres de nous ce qui donne un bon avantage à nos aigles. Cependant, depuis que nous les volons, ils commencent à comprendre les défenses à utiliser pour se dérober aux attaques. La ligne fait à peu près deux cent cinquante mètres de largeur ce qui nous fait avancer très lentement. Christophe vole en premier sur in lièvre à contre-vent. Erreur fatale car toute la journée, il trainera la fatigue de ce premier vol, pourtant magnifique et puissant. Son fils, Hugo, vole deux ou trois fois de suite et les vols s'enchainent rapidement, surement trop rapidement. Aurélien qui vole en différé car c'est Alexis qui porte Altin emmanche un lièvre très long qui comprend que remonter au vent peut lui être salutaire. Rien n'y fait, Altin est si puissant qu'il remonte le capucin et le prend à près de 350  ou 400 mètres. Alexis, sur ordre d'Aurélien, gorge Altin. Nous attendons que la récompense soit prise puis relançons. Un lièvre enfin part à bonne distance de moi pour que je puisse lancer Sarembaï. Il monte sur queue puis vire à droite sur un second lièvre levé par ma voisine de traque. Il le coiffe en une fraction de seconde dans un vol d'une violence inouïe. Je lui laisse le cœur et les poumons en courtoisie. Nous continuons sur la même lancée, l'autour de Thomas vole quelques lièvres sans conviction. Surement le vent le gêne-t-il ?  La buse de Pierre fait de même, mais nous savons que les buses n'aiment pas le vent. Christophe lance après quelques minutes de repos, mais elles ne devaient pas suffire. À ce moment, nous voyons que son aigle est "rincé". Une petite pose nous permet de commenter les vols du matin, vous savez ce que c'est, ils sont de plus en plus beaux que le temps passe...

Un premier bilan nous a permis de compter 33 lièvres vus, 16 volés, deux pris. 

Nous repartons car le temps menace. Hugo vole dans un coin de champs comme l'an dernier, et coiffe un beau lièvre dans un vol technique, vif et précis. On peut constater le travail fourni par ce jeune et l'émerveillement qui le remplit. Nous sommes tous fier de lui, et de son poulain. Puis nous entamons le retour avec un vent complètement de travers. Sarembaï est compliqué à tenir car il ne veut pas de chaperon. Il pend quelquefois et se fatigue. J'accélère le pas pour prendre les grands devants et pouvoir lui offrir un lièvre dans le vent. Quelques centaines de mètres sont nécessaire à cette manœuvre. Une butte de fumier me permet de prendre un peu de hauteur. Un lièvre est vu au gîte par la traque qui stoppe toute avancée. Le lièvre saute, prend le vent pour tourner contre lui après que Sarembaï l'a contourné. On voit alors cet aigle aguerri mordre l'air de ses couteaux rapides et vifs et griffer le lièvre qui ne pouvait plus rien. J'ai bien sur laissé Sarembaï manger à volonté cet animal qu'il a bien mérité. Ce fut surement un de ses plus beaux vols. Ce quatrième lièvre nous remplit tous de joie, après avoir vu se lever 66 animaux, 34 furent volés, quatre pris, tout cela en trois heures.

Comme à l'accoutumée, nous rejoignons la cabane de Sébastien avec quelques haltes imprévues. Nous mangeons un tripoux bien mérité aussi, un peu plus tôt que par le passé, dû au temps qui venait de changer. Un cadeau est remis à Sébastien, puis nous glissons chez "Brûlaille" pour finir la soirée. Nous disloquerons vers dix heures, ce qui pour une fois n'est pas trop tard. 

Nous sommes tous très heureux d'avoir vécu ces moments qui ne dureront pas, car notre président pense lâcher ; mais ayons confiance en l'avenir, peut-être 2021 ? 

Sébastien derrière Sarembaï :


Campagne de chasse 2020/21

 


 Chers amis aiglières, aigliers,

On peut penser ce que l'on veut du traitement opéré par nos gouvernants de cette pandémie, nous sommes bels et bien bloqués chez nous pour un bon moment. Passer de 50 000 cas supplémentaires à 5 000, il faudra bien plus que quatre semaines pour y arriver. C'est là, le dernier mensonge.

Je pense que la plupart d'entre vous habite en campagne, ce qui vous permet de voler une heure autour de chez vous. Encore faut-il que les voisins soient agréables et acceptent les risques encourus car nos oiseaux ne sont pas toujours respectueux des législations... Pour ma part, je ne peux en aucun cas voler car, à chaque coin de rue, un chien au bout d'une laisse ne peut servir de traineau. Donc j'ai pris le parti d'arrêter SarembaÏ pour le moment. Si cela devait durer au-delà du premier janvier (ce dont je ne doute pas le moins du monde) je nouerai définitivement la longe pour cette année. 

Nous avions des dates prévues (Chezalles Benoist, Laon, Compiègne, Rambouillet...) Je pense là aussi que tout ce qui était prévu avant le premier janvier me semble être annulé de principe. Après, nous verrons bien...

Nous sommes en tout cas bien malheureux de ces décisions qui ne changeront pas le cours du monde. Toutes les méthodes ont été testées (c'est à la mode), et seule semble avoir réussi, le premier blocage complet du pays en Chine. Tous les autres pays ont des résultats similaires ou les obtiendront. 

Je suis triste de voir que pour la première fois depuis que le monde existe, deux générations de jeunes gens vont être sacrifiées pour sauver quelques vieux alors que, depuis toujours, les anciens se sont mis en protection pour que les jeunes survivent. Sûrement, nous marchons sur la tête, sûrement, nous sommes grisés par la peur et la méconnaissance, sûrement, la science en viendra à bout. 

Je souhaitais par ces temps lugubres, vous faire part de mon indignation et vous souhaiter si cela est encore possible, le plus libre des confinements. Que vos oiseaux traversent cette épreuve paisiblement, les chaines de chasse et pêche sont pléthores, ré ouvrons nos vieux livres de chasses, taillons des jets pour une prochaine saison, occupons-nous sainement. 

Cordialement vôtre, J.L.

Vous pouvez participer à la vie de ce blog, il suffit de poster un article en répondant tout simplement.

J'ai préféré reprendre le cours du blog car il est plus facile de le contrôler. Les réseaux sociaux sont de plus en plus problématiques  et incontrôlables. Je laisse toujours la page des aigliers de France ouverte bien sûr

Je vous demande de ne pas entrer quiconque n'a pas lien direct avec notre chasse, ceci afin d'éviter l'entrée d'individus inconnus ou mal connus. Cependant, toutes les bonnes volontés bien filtrées seront toujours les bienvenues. 

lundi 26 novembre 2018

2018.11.23.RAMBOUILLET, Saint Baldéric

C'est la deuxième année que les aigliers de Rambouillet fêtent la Saint Baldéric, patron des Fauconniers. Cette fête permet de rassembler toute une population amie de notre art, veneurs, gastronomes, chasseurs de toutes sortes, amis, familles... La messe de Saint Baldéric renforce le lien qui nous tient à cette tradition si forte, qu'elle parait maintenant pour certain, désuète. Pour autant, toutes les croyances se retrouvent autour de nous pour un moment de réflexions universelles. Le traditionnel apéritif offert par l'équipage soutenu par la municipalité qui a mis à disposition la salle, a permis de prolonger les questions que moult personnes se posent en voyant nos oiseaux si calmes.      
       Les sonneurs lancent le départ pour la chasse, la colonne de voitures démarre vers Long Orme.
Arrivé sur le terrain, les bottes sont chaussées, les émetteurs posés sur les oiseaux, les fauconnières acharnées, la ligne peut se monter. Une cinquantaine de suiveurs s’intercalent entre les aigliers. Lentement, nous entreprenons la grande prairie derrière le petit bois. Quelques chevreuils entrent au bois, les traqueurs poussent tranquillement. Romuald vole rapidement, sans prendre. Puis aussitôt, un second vol permet à son aigle de saisir le premier lièvre après un vol vif et rapide et une prise très précise. Puis les vols s'enchainent très rapidement au point de fatiguer les oiseaux. La plupart des aigles volent bien, on sent des oiseaux forts et décidés mais pour autant plus aucun lièvre ne sera pris. Cela nous semble incroyable tant les vols décoiffent les capucins les uns derrière les autres. L'agressivité des oiseaux va montante, si bien qu'un des aigles perdu dans la remontée vers son fauconnier, donnera la préférence à Charly, l'aigle de Christophe, en le griffant au passage. Heureusement, la rapidité de réaction a évité l'accident, les deux oiseaux vont très bien. Après un bref moment de décontraction à l'arrivée au bout du champs, nous traversons la route pour entreprendre les grande parcelles cultivées. Les vols s'espacent comme la présence des lièvres, et c'est tant mieux car nos oiseaux sont maintenant très fatigués. Aurélien ara surement fait plus de vingt vols ainsi que Sarembaï ; Thibaud avec Josef  à bien volé aussi. Ses vols longs et puissants montrent un aigle particulièrement entrainé (saison oblige...). Christian qui vole son aigle tous les jours d'amont dans sa montagne, n'a pas pris non plus. Jean-Yves qui vole sa forme depuis peu, n'a pas pu lui donner sa chance, et pourtant elle a fait quelques beaux vols. Christophe et Taïga ont attaqué quelques lièvres trop vif pour elle. Le jeune aigle de Corentin montre une force et une belle détermination ; la condition un peu haute de son oiseau lui fera manquer bon nombre de capucin rapidement rattrapés.  Romuald pourra faire le paon, ce soir...
       Nous disloquons après un petit verre pris sur le pouce. Ce soir, le repas nous attend chez Christophe à Gueherville.
       Dimanche, le temps n'est plus de la partie. La pluie est arrivée par l'ouest, une petite pluie fine qui malgré tout trempe bien. Nous consultons tour à tour nos téléphone pour essayer de trouver une éclaircie, qui ne manque pas d'arriver. Une petite heure sans eau, c'est parfait. Nous entrons cette fois ci moins nombreux que la veille dans un champs d'estragon. les lièvres y sont gîtés, la parcelle n'a pas été chassée de l'année. Nous lèverons plus de cinquante animaux dans cette parcelle, et, comme la veille, nos oiseaux voleront parfaitement mais aucun ne prend jusqu'à ce que Sarembaï, suite à un départ de gîte très proche, voie ce lièvre partir né au vent, dans le sillon. Il le coiffe à une centaine de mètres et cette fois ci, ne le relâche pas. L'honneur est sauf, la pluie revient de plus belle. Romuald nous propose de traquer un frais labour qui nous charge les bottes, quelques lièvres déboulent de très loin, soit vent debout, soit vent arrière, mais rien n'y fait. Une fois de plus, nos oiseaux finiront sur les rotules, totalement, fatigués par des vols répétés qui les auront usés totalement.
        Nous disloquons pour nous retrouver à Breau sans nappe chez Emmanuel où un casse-croute nous attend avant de prendre la route.
Cette réunion merveilleuse nous aura permit de voir enfin des territoires giboyeux comme nous en connaissons en République Tchèque ou en Autriche. Quand le gibier est respecté, les faibles prélèvements que nous opérons semblent  faire oublier que nous chassons. C'est un vrai plaisir de trouver cela chez nous. Espérons que les maladies ne viendront pas perturber ces magnifiques territoires ?
        Il ne nous reste qu'à remercier les propriétaires qui ont eu la gentillesse de nous proposer ces territoires merveilleux.
        Un grand merci à Romuald, maitre d'équipage discret, mais d'une grande efficacité.




vendredi 2 mars 2018

2018.02.23. LE GRAND FOUGERAY

Une fois de plus, la réunion du Grand Fougeray  s'est déroulée sous de bon hospices ; le temps magnifique nous a permis de voir de beaux vols. Malgré le nombre d'animaux, le nombre de vols, nous ne prendrons pas ce jour là. Voici quelques superbes images de Stéphane CASSIN, maintenant notre photographe au Grand Fougeray :