mercredi 4 février 2026

 

Chasse en Vienne : Bonnes, Liniers et Lavoux 2026


           Nadine, Valérie, Pascal et Patrice des D.L.S.G.(*) nous ont concocté une réunion qui sonnera notre fin de saison 2026. Nous sommes attendus par une vingtaine de chasseur compagnons de chasse d'Aurélien Brouard, président de l'A.C.C.A. (*) de Bonnes, ce vendredi 30 février. Nous ne serons que deux aigles pour honorer cette invitation, ce qui me désole profondément. Le copieux casse-croute de départ toujours aussi généreux, permet de renouer et de se raconter les fêtes de fin d'année. Sitôt le repas terminé, l'analyse de la météo faite, nous nous retrouvons pour la présentation des oiseaux devant un petit public bien à l'écoute. Jean-Yves comme à son habitude explicite notre art par quelques anecdotes qui permettent de fleurir un discours souvent un peu fastidieux. Comme la météo n'est pas brillante, Il peut prendre le temps qu'il veut pour cela. 

La présentation des oiseaux

            Nous prenons les véhicules pour nous rendre au premier rendez-vous. C'est généralement par cette battue que nous commençons ici. Un bois très serré rectangulaire entouré de grandes plaines d'où sortent très souvent de nombreux animaux. Mais cette fois ci, les chevreuils étaient déjà dehors, devant nous, à quelques centaines de mètres, comme pour nous dire : approchez donc, vous allez voir...... Rien n'est sorti du bois et nous entamons la plaine couverte d'un engrais vert assez dense pour abriter quelques capucins. Nadine toujours chanceuse, lève un premier lièvre à une soixantaine de mètres de moi en léger contre-haut. Sarembaï l'entreprend avec une belle conviction qui me laisse à penser qu'il va aller au bout. Contre le vent, en légère montée, il réduit l'avance de l'animal jusqu'à la route qu'il franchit d'un saut magistral. Le lièvre malicieux virevolte de gauche et de droite pour tromper l'aigle qui ne s'en laisse pas conter. Après un crochet net, Sarembaï se fait "planter" par le capucin qui prend la fuite en toute tranquilité. Ce fut un bon moment pour les quelques chasseurs autour de moi qui découvraient ce mode de chasse. nous contournons par la gauche, Jean-Yves en poste presque fixe sur l'axe de rotation. Le champs est très grand, nous parvenons au plus haut de la traque, ce qui nous laisse la partie descendante d'un colza racourçi bien prometteur. Un lièvre est levé par un des chasseurs  à quelques dizaines de mètres de moi. Je déchaperonne et lance Sarembaï qui entame son vol de poursuite. Volontaire, il remonte facilement le lièvre qui tourne sur lui même, mais Sarembaï crochète très fort et griffe à la patte arrière ce qui déclenche une danse circulaire de notre capucin. Soudain, le lièvre change de sens, mal lui en prend, Sarembaï capte sa tête au passage de sa griffe droite. La prise est faite et bien tenue, un peu de chance est toujours nécessaire en chasse...

            Ayant oublié mes lunettes pour voir de loin, je retourne avec Adriane à ma voiture. Nous prenons ensuite la direction de grandes surfaces qui me rapellent une anecdote singulière. Lors d'une traque l'an dernier, Corentin vole un lièvre long (*) que son aigle attaque franchement, il le manque assez loin est entreprend de se percher sur un des câbles de la ligne moyenne tension qui traverse la chasse. Déséquilibrée, sa forme se laisse soudain pendre comme un corbreau qui joue sur un fil. Une grande frayeur envahit l'ambiance de ce moment suspendu. L'aigle las, décroche et descend au sol pour y être récupéré par son maître. Tout est bien qui fini normalement. La configuration du terrain me semble très transformée ; les haies habitées par de nombreux petits oiseaux des champs ne sont plus. les joncs qui garnissaient la plaine ont été girobroyés, les friches assez anciennes ont été rasées, c'est sans doute la raison qui a fait se déplacer les quelques lièvres que nous y avions vus l'an passé. Nous n'en lèverons pas aujourd'hui. La pluie arrive, comme prévu par les réseaux spécialisés. Même l'heure de la pluie était bonne. Nous rentrons donc à la base pour prendre un petit goûter. Les chalets de Moulières, gîte où nous logeons pour le séjour, sont très convenables. Nous les rejoignons pour nous changer. Vers 19 heures, nous retrouvons tout le monde pour le dîner. Comme toujours, les chasseurs nous font déguster leurs spécialités, patés divers, l'un de pigeon ramier, l'autre de perdrix, l'autre de lapin de garenne, l'autre de sanglier. Puis des lasagnes de chevreuils arrivent dans nos assiettes, un vrai délice. Même les éclairs sont maison... Nous nous retrouverons le lendemain, si possible l'oeil vif. 

            Ce samedi, nous sommes attendus à Liniers, petite commune de la Vienne, non loin de Bonnes. La cabanne de chasse est construite dans un ancien château d'eau. C'est un peu bizarre mais fort intéressant. Il semble que pour creuser la porte, il ont mis un peu de temps.... Le casse-croute est à peu de choses près comme celui d'hier. Cette fois-ci, c'est une terrine de pigeon qui nous surprend agréablement. Vers onze heures, le rassemblement et la présentation des oiseaux commence avec un speach de Jean-Yves, maintenant c'est acté, toujours aussi pertinent. Nous partons à pied en nous alignant vers un champs géant que nous contournons sur toute sa longueur. Pas un lièvre ne sera levé, pourtant il y avait suffisamment de rabatteurs. Puis le groupe est séparé en deux : Jean-Yves et Steve sont placé derrière un buisson épais d'un kilomètre de long sur 600 mètres de large. Je suis en retrait sur le retour. Aurélien est de l'autree côté juste sous un pylône électrique. Ce buisson promet car il est fait de pruneliers et d'épinettes basses et par endroit bien épais. C'est un parfait abris pour tous les gibiers recherchés. La mise en place demande un certain temps, mais je pense que cela en vaut la peine. Les traqueurs viennent sur la largeur en demarrant devant moi. Après quelques minutes, deux coups de trompe sont sonnés, les chevreuils sont lancés. Une chevrette déboule devant moi à 200 mètres mais Aurélien mieux placé vole. Le vent est pleine face, Djaïna louvoye avec force mais c'est trop loin et trop dur. Elle revient rapidement au poing. Pendant ce temps là, un lièvre bien volable saute devant moi à moins de 100 mètres. Je ne lance pas car Djaïna est en vol bien trop près. Deux chevreuils sortent chez Jean-Yves qui vole sans succès. Un léger déplacement des postes est cadré par Damien le chef de chasse. Dès la reprise de traque, Steve qui vole pour la première fois sa nouvelle forme provenant de Hugo G., vole un lièvre qui lui sort presque des pieds. Nous sommes cachés mais à ses dires, le vol était intéressant ; elle a fait une poursuite assez longue. 

et aigle n'est en ses mains que depuis deux mois. Le travail fait montre un oiseau très équilibré, en plus, elle est magnifique. Son poids de vol est de 4.6 kg. Un renard est annoncé dans le buisson de genêts à piquants, mais Jean-Yves à volé un lièvre qui se présentait devant lui de belle manière, mais des "voyeurs" un peu bruyants font se détourné ce lièvre qui prend la pente et vent debout. L'aigle ne parveindra pas à remonter ce lièvre malicieux. Jean-Yves récupère sont oiseau et la traque reprend pour essayer de sortir le ranrd qu'Aurélien aimerait bien essayer de prendre. Pourtant, la traque très sérieuse des chasseurs locaux ne sortira pas de ce fouillis. Dommage.... La ligne se mets en place pour poursuivre la battue du matin. Je fais les extérieurs à droite en haut. Aurélien fait la gauche, Jean-Yves en plein centre et Steve aussi. Trois petits bocqueteaux sont en plien milieu de cette traque de quelques centaines d'hectares. Un lièvre part en rebrousse chez Aurélien qui le vole avec force ; le capucin crochète deux fois de suite et Djaïna le survole en essayent de le griffer. Elle ne fera que le recoiffer, il ne manquait rien, mais ces lièvres de fin de saison, on le sais, sont de véritables diables. Pendant que les chasseurs battent le premier boqueteau, un couple d'éperviers semble se battre dans le petit bois juste entre moi et Alexis, c'est un spectacle magnifique que nous offre ces petits oiseaux d'une vélocité diabolique. Aurélien vole un deuxième lièvre qu'il ne prendra pas non plus. Steve est bien placé sous le boqueteau, mais rien ne sortira de ce côté. Aurélien vole un troixième lièvre derrière lui qui lui aussi, passera chez le coiffeur. Djaïna est chaude comme la braise, mais pour l'instant rien n'est pris. Nous rejoignons les voitures en traversant un champs de trèfle dans lequel Marin trouve un lièvre gîté ; je m'approche pour le voler, Marin le lève, Sarembaï l'entreprend mais le violent crochet du capucin lui sauve la vie. 
Nous prenons les voitures pour rejoindre la prochaine traque. Aurélien, Jean-Yves et Steve sont d'un côté du bois, je suis de l'autre. Le bois àa une forme de L qui ne nous permet pas de voir les autres. Jean-Yves me raconte qu'il voit un lièvre entrer puis sortir puis re-rentrer sous bois. Un autre sort devant lui qu'il vole mais son aigle se branche alors que le lièvre fait demi-tour pour entrer à nouveau sous-bois. Sans doute est-ce ce lièvre qui est sorti chez Aurélien qui le vole vers des friches où il se cache, l'aigle fait une énorme ressource qui lui permet de clouer le lièvre au sol, il est pris. La traque se termine, nous rejoingnons un champs très grand de colza qui nous donne une très bonne impression, cependant, la pluie commence à tomber. Sitôt rentré dans le champs dans une ligne persque parfaite, un lièvre décampe sous les yeux de Steve qui lance son oiseau. Ce jeune aigle d'un vol souple attaque tout à fait correctement cet naimal particuièrment clair. Soudain, dans sa remontée, elle décroche et revient vers Steve. Ce comportement semble un peu étonnant car l'oiseau remontait clairement ce lièvre en ligne droite. Nous ne relèveront rien dans ce champs. Nous rentrons à la cabane pour refaire la chasse, boire un verre, présenter le tableau. Nous rentrons ensuite aux chalets pour nous chnager afin d'être présentables au dîner. Comme la veille, les chasseurs avaient préparé des spécialités culinaires qui nous chatouillent les papilles. Pour refoidir le café, cette équipe était parfaitement équipée, Quelques uns s'en souviendront un moment. 

Avant-chasse : dégustation.

Une belle tablée

    

 Dimanche se dévoile sous une petite pluie bien mouillante. Nous consultons les réseaux spécialisés pour découvrir le temps qui nous annonce une accalmie vers 11h05. Le casse-croûte est aussi copieux que la veille mais les appétits sont plus mesurés. Quelques restes de la veille ? Jean-Yves fait le rond sous un abri dépendant de la cabane de chasse. Cette fois-ci, nous lui donnons un temps illimité pour la présentation. Mais la pluie s'arrête à 11h05 comme prévu. Nous sautons dans les voitures pour rejoindre la première traque. Les véhicules s'arrêtent le long d'une route peu fréquentée, nous prenons le chemin qui dessert la forêt voisine. 

Jena-Yves et Sylvain au poste à Liniers

Jean-Yves prend la droite sous un pylône électrique à ligne suspendue, Alexis est loin devant le long du chemin en légère descente, Steve est juste devant moi pile entre Alexis et nous. Aurélien est parti de l'autre côté du bois pour les départs en rebrousse. La traque démarre et rapidement dees chevreuils sont annoncés ; ils sortent plein champs juste dans un bon axe pour que Jean-Yves vole confortablement. L'aigle entame une longue poursuite, le coup d'aile est bon, on y croit. Mais arrivé au dessus des animaux, il continue son vol sur trois ou quatre cents mètres. Les chevreuils coupent la grosse haie sur notre gauche, puis la seconde et filent vers les grands bois. Occasion manquée. Une fois l'aigle récupéré, Steve vole un chevrillard qui coupe juste devant lui, mais l'aigle n'en veut pas. Pendant ce temps, Aurélien griffe une chevrette assez grosse qui se bat comme une lionne. La prise est arrière et le rodéo assez violent. Elle finira par lâcher prise. La chevrette galoppe vers la haie de gauche puis traverse la suivante sans montrer de faiblesse. Aurélien B., le chef de la chasse de Bonnes, à côté de moi, pense la même chose. Elle va s'en sortir avec un peu mal aux fesses quelques jours. La traque se termine sans que Sarembaï vole. Nous rejoingnons ensuite un autre bois rectangulaire d'un kilomètre de long sur 400 mètres de large. Un grand champs de deux hectares s'introduit dans ce bois, laissant pas mal de place aux vols de nos oiseaux. Les aigles sont placés aux quatre coins du bois. La traque commence dans la largeur à ma gauche, j'ai Sarembaï à ce moment au poing. Aurélien met Djaïna sur l'aile sur une chevrette qui sort de son côté, elle file vers le bois de l'autre côté en descente et Djaïna la griffe sur le dos juste avant d'entrer au bois. Aurélien appelle sur le canal 6 pour trouver de l'aide à chercher l'aigle. Au bout de vingt minutes, il la trouve dans un roncier, elle vient de lâcher sa prise. Empêtrée dans les ronces, Alexis venu en aide et Aurélien comprennent ce qui c'est passé. C'est encore une fois une prise manquée de très peu. Les chasseurs verrons la chevrette détaler un peu plus loin. Pendant ce temps là, je vois un lièvre sortir du bois signalé par Adriane. Je ne vole pas, puisque Djaïna est en vol, le risque est trop grand. Dommage, ce sera le seul que nous verrons cette après midi. Steve, de l'autre côté, vole un lièvre que l'aigle manque, mais en gardant de la hauteur, elle part se percher dans un peuplier. La branche casse et l'aigle reste accroché par une patte sans doute à un bout de bois dans le jet. Steve jette ses atouts de fauconniers, sacs, bips, fauconnière, sifflet, gant. Il commence à grimper dans l'arbre, ce qui ne lui pose pas de problème, il est élageur. Mais l'aigle essayant de se redresser libère le piège et du coup, se retrouve au sol. Il est récupéré rapidement. Jean-Yves vole aussi mais je ne connais pas le gibier, c'est sans importance car il ne le poursuit que très peu pour aller aussi se brancher. Nous regagnons les voiture pour une dernière traque que l'équipe n'a jamais faite cette année. C'est un tout petit bois tout en longueur qui devrait abriter quelque gibier. Sitôt entré dans le bois cinq coups de trompe sont entendus. Il s'agit d'un cerf dix irrégulier qui saute devant nous ; l'image est magnifique, il avait trouvé ce petit hâvre de paix pour les refaits. Il part sans vigueur et sans crindre quoi que ce soit, pour sans aucun doute y revenir passer l'été. C'est sur cette image que nous disloquons. Un bref retour à la cabane pour débriffer, un café pour la route, puis nous rentrons avec la chance de n'avoir pas eu plus de pluie. Le temps nous a finalement gâté. Michaël; Adrien et Damien nous renouvelle l'invitation l'an prochain. Cette région est magnifique pour notre chasse, bien sûr, les gibiers de fin de saison sont très difficiles à prendre. Ils se défendent depuis quatre mois des chiens, des poursuites, des chasses hebdomadaires, ils sont aguerris. A l'an prochain, la Vienne. 

Un grand MERCI à Sylvain qui nous fournit quelques cadeaux que nous pouvons offrir à nos hôtes et aussi un énome MERCI à l'association  "Dans Les Serres de Gilbert" qui nous permet de perpétuer le souvenir de notre ami. . J.L.  

(*) A.C.C.A. : Association Communale de Chasse Agréée.  

(*) D.L.S.G. : Association Dans Les Serres de Gilbert. Valérie et Patrice Bourdier, Nadine et Pascal Arnault.

(*) Lièvre long : Lièvre qui gicle du gîte très loin, ou bien lièvre sur pied hors de portée. 


   


Alexis au poste

Aurélien Brouard président de la chasse de Bonnes

Brocard à la dérobade
Damien président de la chasse de Liniers


Jean-Yves donnant des ordres

Jean-Yves et Sylvain au poste

Jean-Yves, Sylvain et Paul.

Steve et sa forme daphanea


Le chataignier

Le chataignier

Le tableau

Le tableau

La forme de Steve (portrait). 

Lévrier Barzoï aux écoutes.

La ligne dans le trèfle. 

Magnifique brocard en velours

Majesty !!!

Paul et Turkyn

Steve et sa jeune forme

Steve et sa jeune forme

Majesty !!!

La fanfare des Aigliers de France, la "toutes griffes dehors"


 

Les animaux de la maison 2


 

Les animaux de la maison


 

vendredi 24 octobre 2025

REUNION IAF Galanta SLOVAQUIE, 16, 17, 18/10/2025

 Voici un petit CR de Guillaume AGEDE de la réunion Slovaque IAF.

Super organisation une cérémonie d'ouverture magnifique avec fanfares, chanteur d'opéra. Le vice ministre, tout les élus locaux, le président de la fédération des chasseurs le directeurs etc...

Il y a trois groupes de 10 aigles. 

Je suis avec les Kanat père et fils, Hari, Stravos et Michalis, les Grecs, un Chypriote avec un Bonnelli x Royal,  Ruud, Edouard et d'autre Slovaques. Les consignes sont un lièvre par jour par personne. Nous attaquons un grand chaume / friche d'une centaine d'hectares. Le vent est très fort 35/40 km/h et nous l'avons de 3/4 face sur la droite. 

Rapidement les vols s'enchaînent et les prises aussi. Jaro prend un lièvre qui remonte toute la ligne juste devant nous en travers face au vent. Michalis prend son premier lièvre qui pars en retour vent de cul. 

C'est son tout premier avec une jeune forme d'une mue. 📯🍾

Quelques minutes plus tard l'hybride fait un vol très court et ne laisse aucune chance au capucin.

Hari qui était à côté de moi fait un second très beau vol avec Hella. Le lièvre pars tout droit, la forme le remonte légèrement décalé volant de trois quart face au vent et vient le ceuillir sur le côté. En courant, il répère un gîte et me le signale tout en plantant son bâton comme repère. Après avoir fait courtoisie à son oiseau il me fait signe d'y aller. Mon premier vol a été assez long avec une bonne volonté de Volga mais  entre le vent et la végétation haute, des piqués, des ressources mais pas de prise. J'arrive sur le lièvre qui pars dans le vent mais avec un simple crochet l'aigle est dans les choux poussé par le vent. Je referai un beau troisième vol ou le lièvre fonce dans un bosquet mais je vois Volga rebondir sur la lisière, je comprend vite qu'il y a un grillage. Plus de peur que de mal. Quatrième vol dans cette friche le lièvre disparaît sous la végétation pas de piqué pas de prises. La fin de la parcelle est proche, nous y avons passé + de 2 heures. Seul Stravos, Ruud et moi n'avons pas pris. Sur les derniers mètres, je fait un dernier vol idem crochet. Je sens que ma forme n'a pas le finish. 😩

Nous attaquons pour nous trois un grand semis de blé plat comme la main. Hari a quand même pris un autre oiseau 😜

Il y au milieu un bosquet que l'on entoure. J'ai l'occasion de voler un lièvre qui sort comme il faut vent de travers. La motivation est plus grande mais un petit crochet et un demi tour auront raison de l'aigle malgré une belle ressource face au vent et un dernier piqué. Un chevreuil me sortira quelques minutes plus tard mais trop loin et face au vent. Je ne lâche pas. Ruud au loin lâche sur lièvre gîté, son aigle suit mollement mais il a la mauvaise idée de foncer sur Hari qui lui fait peur, fait un crochet et se fait prendre par le tiercelet de belle manière. Il ne reste plus que Stravos et moi la pression est forte, très forte. Stravos pars vent de cul sur un gîté, sa forme a un bon coup d'aile, elle pique, mais le capucin fait un crochet dans un petit nuage de poussière. Elle est battue. C'est maintenant a mon tour : je me place vent arrière, alors que je suis assez loin, 100m, le lièvre se lève et se regite quelques mètres plus loin. Trop tard j'ai déjà lâché. Volga qui arrive comme un missile le prend au cul et se laisse emporter par sa vitesse en décrochant 😡

10 aigles, je ne sais combien de vols et 8 lièvres de pris.

La suite ce soir.

Aujourd'hui même groupe. La nuit a été très agitée, tempête et beaucoup de pluie. Pas de problème pour les aigles sous leur parapluie. Ils étaient sec ce matin. Mais le vent a forci 40km/h +. Nous attendons 10h avant de partir.

Après 1/2h de route nous sommes sur le terrain. Le vent est très fort les rafales nous font vaciller. Nous sommes vent de face dans une immense parcelle, 100 ha retournée avant semis. La pluie de la nuit a rendue le terrain très très gras. On se traîne des kg de terre aux bottes. Des l'entrée dans la parcelle les lièvres décollent. Mais le départ est en pente. Nous attendons le plat au bout de 50m.

C'est Jaro qui ouvre le bal. Son lièvre pars a la perpendiculaire de la ligne face au vent son aigle le remonte en le suivant en décalé, crochete et c'est la prise. Très beau vol tout en force.

Puis vient mon tour, un lièvre se lève à environ 50 m devant moi et tourne sur la gauche de la ligne vent de travers. Volga l'entreprend  avec force poursuivant en vol décalé face au vent. Puis sur la fin du vol amorce une ressource et plonge. C'est la prise !

Lovus sdar !

Je donne une demi gorges et je rentre à la voiture. Quand je revient les vols s'enchaînent. Deux lièvres de plus ont été pris par des Slovaques. L'hybride fait de nombreux vols sans succès. Deux lâcher face au vent l'ont séché. Il fait de très beaux vols vent de cul mais ne conclu pas. Ruud fini par conclure avec l'aide de mon fils Martin qui nous a rejoint hier soir. Stravos malgré des lièvres au gîte, aussi servi par Martin ne conclu pas . Son aigle est fatigué et peut être un peu bas.

Nous ferons deux autres traques pour essayer de servir les trois aigles qui restent. Mais c'est sans succès. Les hommes perdent le moral, les oiseaux aussi. Nous rentrons épuisés par ce vent glacial.

Au tableau du soir 18 lièvres comme la veille et deux faisans. 

J'apprends par la bande que Hani a attrapé un chevreuil a la main. 🤣 Il me raconte plus tard que son jeune aigle a attrapé un cheval 😅🤣🤣

Après le tableau nous avons eu petit spectacle de jongleur de feu. 

Ce soir après le dîner, nous avons un film conférence sur des suivis et réhabilitation d'espèces sauvages. Cerf, loup, ours, impérial, queue blanche et royal, pèlerin, St Martin et le film n'est pas fini....







mardi 21 octobre 2025

CHASSE AU VOL EN AUTRICHE ET REPUBLIQUE TCHEQUE, 9-21/10/2025 :

  Guillaume AGEDE nous raconte :

Voici le récit du jour : deux vols le deuxième jour dont une prise. 

4,020grs après 5 jours de jeûne.

Après 12h de route depuis Kehl et une nuit sur place, le premier matin a été terrible. Oiseau très effrayé impossible a chaperronner. Elle a pleuré toute la journée. Dès que j'approchais la main elle hurlait. Je ne l'ai donc pas chaperronnée. Bonne journée quand même elle était en chasse et suivait attentivement les traqueurs. Déclenchant aussi sur les animaux du vallon d'en face. Mais zéro occasion.

Deuxième jour, meilleur comportement. Agressive et récalcitrante au chaperon. Elle était dans la chasse. 

Premier vol sur une chèvre qui ne pars pas comme espéré. C'est la vidéo. Elle suit et rattrape dans le deuxième vallon. Un hongrois qui était en bas a vu la scène et m'a dit qu'elle était au cul en rentrant dans la haie. Je la trouve dans les arbres continuant à chercher son chevreuil de branche en branche. Rappel au point impeccable. Comme une Harris. Content. 

La traque suivante deux petits chevreuil arrivent vers nous au lieu de plonger derrière dans le vallon ils montent vers le sommet, elle poursuit mais fini au sol dans la montée. Un chevreuil fait une erreur, bifurque et plonge dans un petit vallon. Elle redécolle et c'est la prise. 

FALKNERSHEIL!!!!

Biloute est venu m'aider. Il faut que je progresse dans le management du chevreuil mort 🤣

Pleine gorge, heureux.

Aujourd'hui, petit groupe de ceux qui restent, les Grecs, les Serbes, un Hollandais,  deux Slovaques et trois français. La nuit a été très fraîches -2°C.

Première traque, Aurélien qui vole la jeune forme de Christophe, a une opportunité mais pas de prise. 

Deuxième traque une immense friche de 50 ha. On le sent très bien. 🤣

Rapidement un premier chevreuil gicle volé mais pas pris. Jaro vole un renard et prend. Je vole ensuite une chèvre, très belle attaque de Volga qui l'attaque fort. Le chevreuil sais où il va et se réfugie dans une haie d'épine noire. L'aigle plonge dans les épines mais il lui manque un petit mètre. Je vais mettre un moment pour la retrouver en rampant sous ces épines. 

Ensuite sur toute la ligne les vols s'enchaînent mais toujours pas de prise. 

Arrivé au bout nous formons une ligne de retour. 3 chevreuils partent dans nos pieds avec Jaro. Il vole mais sa forme rate et se branche. Le chevreuil traverse toute la ligne et fini sur Hari qui est assez loin. Il vole et c'est la prise. Les attaques continuent, mais toujours rien. J'ai une autre occasion mais je lâche un peu tôt, la chevrette fait un crochet et un demi tour. Volga poursuit très fort sur 300m en retour mais rate sur un crochet. Hari qui gorge son aigle sur le retour, la bloque au sol en attendant mon arrivée.

Petite anecdote, je lève une caille des blé dans la montée et je la relève au retour. 

D'autre vols s'enchaînent, en tout plus d'une trentaine de chevreuils seront levés. Mais pas de prise. 🥲


Il manque le troisième jour.
Ayant pris la veille, je suis sans oiseau. 
Aurélien prend Maya qui a pris deux jours auparavant.
C'est un immense vallon qui est traqué, mais avec une route au milieu. 
Christophe ferme le vallon et se poste sur un petit mamelon dans la vallée. 
Nous sommes au dessus à 400 m mais le poste n'est pas facile. Entre la route en bas la pente et le bois derrière. Une seule possibilité c'est que les chevreuils prennent le travers. 
Les autres sont postés loin derrière nous. Sur les crêtes d'en face nous voyons bien le reste de la chasse à 1 - 2 km de nous de l'autre côté de la vallée. 
Deux chevreuils sont levés en début de traque et descendent le vallée. Ils s'apprêtent a traverser la route mais le directeur de la battue réussi à les faire changer de direction. Ils descendent la vallée et fonce sur Christophe qui vole. Ils sautent la route, traverse des broussailles et foncent sur nous. Direct au bois dans une forte pente involable.
Les traqueurs après avoir battu les pentes d'en face font le ruisseau en fond de vallée. 3 chevreuils sont levés et viennent se réfugier dans la roselière sous Christophe. Afin de bloquer l'angle où Aurélien ne peut voler je me déplace. A l'arrivée des traqueurs un chevreuil pars en face et un autre sous Christophe qui vole. Le troisième traverse la route et monte vers Aurélien. Trop loin je n'ai rien vu j'ai juste entendu la prise. Le chevreuil comme espéré, a pris le travers, gêné aussi peut être par des observateurs qui lui bloquait l'accès au bois. Aurélien très content. 
Sans oiseau pour la traque suivante nous partons avec Zoltan un ami Hongrois, qui est désespéré son aigle a décroché trois fois hier.
Nous faisons un vallon très est encaissé. Il y a beaucoup de vent. Christophe placé plus haut a quelques occasions, Anton aussi. 
Finalement un chevreuil monte la pente, Zoltan lâche nous crions espérant faire faire un demi tour au chevreuil qui force et passe la crête. L'aigle est battu, mais n'a pas dit son dernier mot. Le chevreuil plonge dans la vallée derrière sur des semis et devale la pente. L'aigle face au vent prend un peu d'ascendance et a la faveur de cette interminable pente pique. Aurélien cours et il est déjà a mis pente. Le chevreuil traverse la route et attaque le plat. L'aigle lui fond dessus et le prend. Vite j'encourage Nora l'amie de Zoltan a foncer avec le 4x4. Alors que nous descendons j'aperçois Aurélien sur la prise. Zoltan qui n'est pas un marathonien arrive bien après. Nous arrivons ensuite avec le 4x4 Zoltan nous embrasse sa joie est indescriptible. La notre est forte aussi.
Aurélien deuxième chevreuil de la journée !
Et j'ai oublié la deuxième traque du J3 qui ne se raconte pas, ça se vit ! Nous étions avec Zoltan bien placé au milieu nous avons pu voir pas mal de vol.




Petit compte rendu de la chasse de lundi matin. 

Nous sommes allés sur la route de Galanta pour attaquer une belle friche, mais Jaro est très déçu la parcelle a été retournée et il reste a peine 10 ha.
Même biotope que la veille. Une pente assez forte côté sud avec un creux au milieu. Un bois derrière nous, devant, des champs a l'infini. Un petit ruisseau et des roseaux dans le bas fond. Vent de face. Nous formons la ligne. Je reste sur le haut, vu le biotope si cela descent j'ai une chance, mais je suis un peu certain qu'ils vont monter direct au bois. Harri est parti en avance en couverture au loin. Rapidement une chèvre se lève traverse la ligne devant un jeune Grec qui ne vole pas. Un jeune Serbe vole. Vu la montée c'est impossible sa forme fait quelques mètres et revient en plongeant sur le Grec qui l'écarte d'un coup de chassoire.

Un brocard fera de même toujours devant les deux jeunes. Ils ne lâchent pas. Enfin une grosse chèvre toujours devant eux me passe à 5 m. Je ne lâche pas, ce n'est pas la taille recherchée et dans cette monté c'est impossible. 
Le propriétaire de la chasse nous rejoint et propose de faire une traque dans le bois. Ils partent à 3 avec Jaro et Hillary, jeune et dynamique présidente des Fauconniers du Wisconsin (USA).

Les deux Serbes et deux grecs ainsi que Ruud se mettent en ligne dans la friche sur une crête. Harri et moi fermons la traque sur le vallon suivant. Si cela sort soit ils prennent avant le ruisseau, soit ils ne prennent pas et cela rentre dans le bois d'en face. Je verrouille cette option. Je domine toute la chasse, ce qui est assez sympa. 
Après de longues minutes d'attentes nos traqueurs sortent du bois. Buisson creux. 😢

Je rentre en faisant le tour par un bois, avant d'y rentrer 4 cerfs sortent dans une belle position, je déchaperronne pour voir. Volga est dans la chasse et demande le départ. 🤣
3h plus tard nous sommes à Galanta au  meeting IAF.