lundi 26 novembre 2018

2018.11.23.RAMBOUILLET, Saint Baldéric

C'est la deuxième année que les aigliers de Rambouillet fêtent la Saint Baldéric, patron des Fauconniers. Cette fête permet de rassembler toute une population amie de notre art, veneurs, gastronomes, chasseurs de toutes sortes, amis, familles... La messe de Saint Baldéric renforce le lien qui nous tient à cette tradition si forte, qu'elle parait maintenant pour certain, désuète. Pour autant, toutes les croyances se retrouvent autour de nous pour un moment de réflexions universelles. Le traditionnel apéritif offert par l'équipage soutenu par la municipalité qui a mis à disposition la salle, a permis de prolonger les questions que moult personnes se posent en voyant nos oiseaux si calmes.      
       Les sonneurs lancent le départ pour la chasse, la colonne de voitures démarre vers Long Orme.
Arrivé sur le terrain, les bottes sont chaussées, les émetteurs posés sur les oiseaux, les fauconnières acharnées, la ligne peut se monter. Une cinquantaine de suiveurs s’intercalent entre les aigliers. Lentement, nous entreprenons la grande prairie derrière le petit bois. Quelques chevreuils entrent au bois, les traqueurs poussent tranquillement. Romuald vole rapidement, sans prendre. Puis aussitôt, un second vol permet à son aigle de saisir le premier lièvre après un vol vif et rapide et une prise très précise. Puis les vols s'enchainent très rapidement au point de fatiguer les oiseaux. La plupart des aigles volent bien, on sent des oiseaux forts et décidés mais pour autant plus aucun lièvre ne sera pris. Cela nous semble incroyable tant les vols décoiffent les capucins les uns derrière les autres. L'agressivité des oiseaux va montante, si bien qu'un des aigles perdu dans la remontée vers son fauconnier, donnera la préférence à Charly, l'aigle de Christophe, en le griffant au passage. Heureusement, la rapidité de réaction a évité l'accident, les deux oiseaux vont très bien. Après un bref moment de décontraction à l'arrivée au bout du champs, nous traversons la route pour entreprendre les grande parcelles cultivées. Les vols s'espacent comme la présence des lièvres, et c'est tant mieux car nos oiseaux sont maintenant très fatigués. Aurélien ara surement fait plus de vingt vols ainsi que Sarembaï ; Thibaud avec Josef  à bien volé aussi. Ses vols longs et puissants montrent un aigle particulièrement entrainé (saison oblige...). Christian qui vole son aigle tous les jours d'amont dans sa montagne, n'a pas pris non plus. Jean-Yves qui vole sa forme depuis peu, n'a pas pu lui donner sa chance, et pourtant elle a fait quelques beaux vols. Christophe et Taïga ont attaqué quelques lièvres trop vif pour elle. Le jeune aigle de Corentin montre une force et une belle détermination ; la condition un peu haute de son oiseau lui fera manquer bon nombre de capucin rapidement rattrapés.  Romuald pourra faire le paon, ce soir...
       Nous disloquons après un petit verre pris sur le pouce. Ce soir, le repas nous attend chez Christophe à Gueherville.
       Dimanche, le temps n'est plus de la partie. La pluie est arrivée par l'ouest, une petite pluie fine qui malgré tout trempe bien. Nous consultons tour à tour nos téléphone pour essayer de trouver une éclaircie, qui ne manque pas d'arriver. Une petite heure sans eau, c'est parfait. Nous entrons cette fois ci moins nombreux que la veille dans un champs d'estragon. les lièvres y sont gîtés, la parcelle n'a pas été chassée de l'année. Nous lèverons plus de cinquante animaux dans cette parcelle, et, comme la veille, nos oiseaux voleront parfaitement mais aucun ne prend jusqu'à ce que Sarembaï, suite à un départ de gîte très proche, voie ce lièvre partir né au vent, dans le sillon. Il le coiffe à une centaine de mètres et cette fois ci, ne le relâche pas. L'honneur est sauf, la pluie revient de plus belle. Romuald nous propose de traquer un frais labour qui nous charge les bottes, quelques lièvres déboulent de très loin, soit vent debout, soit vent arrière, mais rien n'y fait. Une fois de plus, nos oiseaux finiront sur les rotules, totalement, fatigués par des vols répétés qui les auront usés totalement.
        Nous disloquons pour nous retrouver à Breau sans nappe chez Emmanuel où un casse-croute nous attend avant de prendre la route.
Cette réunion merveilleuse nous aura permit de voir enfin des territoires giboyeux comme nous en connaissons en République Tchèque ou en Autriche. Quand le gibier est respecté, les faibles prélèvements que nous opérons semblent  faire oublier que nous chassons. C'est un vrai plaisir de trouver cela chez nous. Espérons que les maladies ne viendront pas perturber ces magnifiques territoires ?
        Il ne nous reste qu'à remercier les propriétaires qui ont eu la gentillesse de nous proposer ces territoires merveilleux.
        Un grand merci à Romuald, maitre d'équipage discret, mais d'une grande efficacité.




vendredi 2 mars 2018

2018.02.23. LE GRAND FOUGERAY

Une fois de plus, la réunion du Grand Fougeray  s'est déroulée sous de bon hospices ; le temps magnifique nous a permis de voir de beaux vols. Malgré le nombre d'animaux, le nombre de vols, nous ne prendrons pas ce jour là. Voici quelques superbes images de Stéphane CASSIN, maintenant notre photographe au Grand Fougeray :












































vendredi 6 octobre 2017

 
Journée de chasse sous le soleil en compagnie et sous l'invitation d'Antoine ; superbe territoire, du gibier partout. Deux vols, un sur une chevrette, trop vite après le début de la chasse. Aucune conviction, Sarembay va se percher asse loin sur un châtaignier. Bon réclame. Nous traquons une haie épaisse d'où sort une toute petite chevrette ; Sarembay entreprend correctement et à ce moment, sort un lièvre du bois. Il fait un crochet spectaculaire et tombe brutalement sur le capucin. Belle prise, Sarembay content. Merci Antoine et Charlotte pour la traque... A la prochaine.