vendredi 19 juin 2009
mercredi 17 juin 2009
mardi 16 juin 2009
samedi 13 juin 2009
11 juin 2009
L’aspect de cette catastrophe écologique est déroutant. Tout se passe comme si les insectes quittaient leur habitat en masse pour une destination inconnue sans jamais y revenir.
La disparition des abeilles qui se compte en milliard annoncerait-elle la fin de l’humanité ?Ce qui est certain c’est que la responsabilité de l’homme dans ce massacre ne fait plus vraiment de doute pour personne, même si toutes les causes ne sont pas de sa responsabilité. L’aspect de cette catastrophe écologique est déroutant. Aucun cadavre d’abeille n’est retrouvé nulle part , les ruches sont d’un seul coup totalement vides !on parle déjà d’épidémie, alors que l’abeille est à la base de tout l’écosystème et de notre équilibre. Elle assure le pollinisation de fleurs des champs, de plantes de jardin, et des fruits et légumes qui sans elles seraient en voie d’extinction : c’est-à-dire les trois quart des cultures qui nourrissent l’humanité. On estime que sans ces ouvrières butineuses la planète de survivrait que quelques dizaines d’années. Einstein lui prédisait que l’espèce humaine n’aurait plus que 4 années à vivre…
L’énigme mystérieuse
En 2007, en quelques mois, entre 60 % et 90 % des abeilles se sont volatilisées aux Etats-Unis , puis cette épidémie s’est propagée au Canada et en Europe. Partout, le même scénario se répète : par milliards, les abeilles quittent les ruches pour ne plus y revenir. Aucun cadavre à proximité. En France, les apiculteurs ont connu de lourdes pertes depuis 1995, jusqu’à l’interdiction du pesticide incriminé, le Gaucho, sur les champs de maïs et de tournesol, l’épidémie a également repris de plus belle, avec des pertes allant de 15 % à 95 % selon les cheptels. C’est une catastrophe écologique qui menace notre écosystème tout entier, car 80 % des plantes ont absolument besoin des abeilles pour être fécondées, et sans elles, il n’y a plus de production de fruits ou de légumes possible. Rien qu’aux Etats-Unis, où le nombre de ruches en "vie" s’est effondré de 2,4 millions à 900, 90 plantes destinées à l’alimentation humaine sont exclusivement pollinisées par les butineuses, ce qui représente une valeur annuelle de 14 milliards de dollars.
Les scientifiques ont de quoi être inquiets : ils ont trouvé un nom à la mesure de ces désertions massives : le " syndrome d’effondrement ". En milieu rural, la principale source d’intoxication (contact avec un produit dangereux) des abeilles est une mauvaise utilisation de produits de protection des plantes, appliqués en dehors des bonnes pratiques agricoles.Les affaiblissements ou surmortalités de colonies d’abeilles peuvent avoir des origines très variées. En effet, le climat, l’environnement floristique, les différentes sources de pollution, les pratiques agricoles, et les pratiques apicoles, sont des sources potentielles d’affaiblissement de l’état de santé des colonies. Faut-il incriminer les pesticides ? Un nouveau microbe ? La multiplication des émissions électromagnétiques perturbant les nanoparticules de magnétite présentes dans l’abdomen des abeilles ? Et certains pesticides du groupe des néonicotinoïdes, interagissent entre eux et en synergie pour provoquer la destruction des abeilles. Pour éviter les épandages incontrôlables, les nouvelles générations d’insecticides enrobent les semences pour pénétrer de façon systémique dans toute la plante, jusqu’au pollen que les abeilles rapportent à la ruche, qu’elles empoisonnent. Même à faible concentration, l’emploi de ce type de pesticides détruit les défenses immunitaires des abeilles. Par effet de cascade, intoxiquées par le principal principe actif utilisé - l’imidaclopride (dédouané par l’Europe, mais largement contesté outre-Atlantique et en France, il est distribué par Bayer sous différentes marques : Gaucho, Merit, Admire, Confidore, Hachikusan, Premise, Advantage...) -, les butineuses deviendraient vulnérables à l’activité insecticide d’agents pathogènes fongiques pulvérisés en complément sur les cultures. Il s’agit là d’un véritable effet de cascade, des agents infectieux destinés à combattre certains parasites profitant de la brèche ouverte dans le système immunitaire des abeilles et ainsi changer de cible, avec pour conséquence la destruction des cultures que ce produit était censé protéger. Car l’origine de ces champignons parasites n’est pas un mystère, puisqu’ils sont eux-mêmes incorporés dans certains pesticides chimiques pour combattre les criquets, la pyrale de maïs.
Les abeilles, témoins du bon état de notre environnement, il est vraiment temps de s’inquiéter...
samedi 6 juin 2009
samedi 30 mai 2009
Grâce à l’Europe, les Vautours ont enfin le droit de se nourrir !
Depuis quarante ans, de nombreux efforts ont été consentis en France pour sauvegarder les 4 espèces de vautours présentes dans notre pays. Le 24 avril dernier, un vote au parlement européen a autorisé l’utilisation des carcasses d’animaux pour nourrir les rapaces nécrophages. Une nouvelle qui pourrait permettre d’éviter les frictions entre éleveurs et vautours.
A l’état sauvage, les vautours (fauve, moine, percnoptère et gypaète) servent d’équarrisseur naturel : ils se nourrissent uniquement des carcasses qu’ils trouvent dans les alpages. Le changement de la réglementation sanitaire suite à la "vache folle" a entrainé l’obligation de détruire les sous produits d’abattage plutôt que de les laisser aux oiseaux.
L’Espagne qui possède la plus grande population de vautours en Europe a mis en place de façon très sévère ces restrictions. Affamés par la disparition des carcasses d’animaux, une partie des vautours de la péninsule ibérique est venue trouver en France de quoi s’alimenter.
L’application de cette décision européenne devrait permettre, désormais, de laisser des carcasses d’animaux issus d’élevage à la disposition des vautours sans systématiquement les acheminer vers des aires d’alimentation spécifiques autorisées, notamment sur les secteurs éloignés ou difficilement accessibles dès lors que cette pratique n’engendre aucun risque pour la santé humaine et animale.
L'Espagne a désormais, grâce à ces amendements, les moyens de résoudre le problème de la famine qui touche ces vautours, notamment en leur permettant de trouver à nouveau de la nourriture disponible.
Cette solution devrait permettre de limiter encore un peu plus les conflits entre éleveurs et ces grands nécrophages, même si ces derniers sont de moins en moins nombreux, sans compter le bénéfice pour toutes les espèces protégées qui dépendent du pastoralisme extensif.
Rappelons que les vautours sont le parfait symbole de ce mot galvaudé : le développement durable.
En effet, leur rôle d’équarrisseur naturel permet :
- D’éviter l’émission de CO² en limitant le transport des cadavres d’animaux jusqu’aux incinérateurs.
- d’économiser les frais de l'équarrissage industriel pour les éleveurs. .
- d’avoir un rôle sanitaire en tant qu’élément de lutte contre les épidémies. En se nourrissant des animaux morts, ils évitent des transports qui peuvent être contaminants malgré toutes les précautions prises. (Dans certains pays ils sont même appelés « les infirmiers de la nature » à cause de ce rôle de prévention actif qu'ils ont joué depuis toujours.)
Enfin, ils sont une source de développement touristique partout où il est possible de les observer, dans les Pyrénées, dans les Grand Causses, dans le Mercantour, dans le Diois…
rotecteurs de la nature, vautours, élus locaux et éleveurs pratiquant l'élevage extensif, ont donc un intérêt mutuel à ce que cette décision, défendue avec succès par Birdlife International (organisme regroupant tous les associations protectrices des oiseaux au monde et dont la LPO est le représentant en France) auprès de la commission européenne, soit appliquée.
mardi 26 mai 2009
samedi 23 mai 2009
vendredi 22 mai 2009
mercredi 29 avril 2009
Une histoire bien vraie, ma fois…
Un berger faisait paître son troupeau au fin fond d'une
campagne quand, d'un nuage de poussière, surgit une rutilante Range Rover
venant dans sa direction.
Le chauffeur, un jeune homme dans un complet Armani,
chaussures Gucci, verres fumés Ray Ban et cravate Hermès, se penche par la
fenêtre et demande au berger :
Si je peux vous dire exactement combien de moutons il y a dans votre
troupeau, m'en
donnerez-vous un ?
Le berger regarde le jeune homme, puis son troupeau broutant paisiblement
et répond simplement : Certainement.
L'homme gare sa voiture, ouvre son ordinateur portable,
le branche à son téléphone cellulaire, navigue sur
Internet vers la page de la NASA, communique
avec un système de navigation par satellite, balaie la
région, ouvre une base de données et quelque
trente fichiers Excel aux formules complexes ; finalement,
il sort un rapport détaillé d'une dizaine de
pages de son imprimante miniaturisée et s'adresse au
berger en disant : Vous avez exactement 1 586 moutons dans votre troupeau.
C'est exact, dit le berger. Et comme nous l'avions convenu,
prenez- en un. Il regarde le jeune homme faire son choix et
expédier sa prise à l'arrière de son véhicule, puis il ajoute :
Si je devine avec précision ce que vous faites comme métier, me
rendrez-vous mon mouton ?
Pourquoi pas ? répondit l'autre.
- Vous êtes énarque et vous faites des AUDITS , dit le berger.
- Vous avez parfaitement raison, comment avez-vous deviné ?
- C'est facile. Vous débarquez ici alors que personne
ne vous l'a demandé, vous voulez être payé
pour avoir répondu à une question dont je connais la
réponse et, manifestement, vous ne
connaissez absolument rien à mon métier. Maintenant,
rendez-moi mon chien.
C'est parce que la vitesse de la lumière est
supérieure à celle du son que certains ont l'air brillant avant d'avoir
l'air con…
lundi 27 avril 2009
LA FAUCONNERIE ET L’ART…
J’ai trouvé ce superbe livre que je possède déjà depuis sa sortie ; ce lien permet à ceux qui ne l’on pas et ne peuvent plus le recevoir (épuisé) de lire quelques pages intéressantes.Cliquez sur le lien.
jeudi 23 avril 2009
mercredi 22 avril 2009
samedi 18 avril 2009
samedi 11 avril 2009
samedi 4 avril 2009
jeudi 2 avril 2009
Pendant qu’on parle d’économiser l’eau…
Pays de Loire Nature Environnement
Communiqué de presse - Jeudi 2 avril 2009
Projet de barrage sur l'Auzance : comment la Vendée persévère dans le gaspillage de l'eau
Estimant inéluctable le développement du tourisme de masse et de la culture intensive du maïs en Vendée, le Conseil général de la Vendée, les élus locaux et leur syndicat d'eau potable «Vendée Eau » tentent de faire passer un projet de barrage de plus sur la rivière de l'Auzance pour faire de l'eau potable. et pérenniser les surconsommations d'eau dues au développement touristique et urbain ! En plus, indirectement, contribuer au maintien de l'irrigation. D'un coût proche des 80 millions d'euros, il serait bien sûr supporté comme à l'habitude par des fonds publics.
Pourquoi, dans un département où de l'eau souterraine est disponible, a-t-on besoin de créer de nouvelles ressources en eau ? Parce que l'on compte développer le tourisme et l'urbanisation de manière inconsidérée, et parce que les ressources en eau souterraines sont déjà polluées et surexploitées par la culture intensive du maïs ! Ne vaudrait-t-il pas mieux changer les pratiques agricoles et de modérer le développement touristique. mais les tenants du développement intensif ne l'entendent pas de cette oreille : ils voudraient toujours plus ! Des économies sont pourtant possibles en évitant les fuites sur les réseaux, en récupérant l'eau de pluie, en réutilisant les eaux usées épurées, avec une agriculture qui devrait adapter ses besoins aux ressources locales après satisfaction des besoins prioritaires de la population.
Il existe, hélas, déjà de nombreux barrages de ce type dans le centre-ouest de la France dont la plupart (13) sont concentrés sur le département de la Vendée; et qui sont autant de retenues eutrophisées, tel le catastrophique barrage de la Bultière dans le bocage vendéen, dégradant notablement la qualité des milieux aquatiques.
Avec le projet de retenue sur l'Auzance, c'est le massacre de la dernière rivière sans barrage de Vendée qui est annoncé ! Rupture de continuité écologique, accumulation de sédiments (contaminés par les polluants d'origine agricole), réchauffement de l'eau et eutrophisation constituent un coût environnemental du projet estimé à près de 40 millions d'euros.
A l'heure où la Directive Cadre sur l'Eau (datant de 2000) nous donne comme objectif de préserver et restaurer nos rivières, pour qu'elles soient en bon état en 2015, il est atterrant de constater qu'il existe encore de tel projets incohérents et nocifs pour notre environnement.
La COORLIT 85 (Cooordination des associations environnementales du littoral vendéen) et France Nature Environnement, avec le soutien de la Coordination pour la Défense du marais Poitevin, de Pays de la Loire Nature Environnement et de SOS Loire Vivante - ERN France condamnent vigoureusement ce projet de barrage sur l'Auzance et demandent à l'Etat de refuser cet aménagement coûteux et incohérent avec la réglementation pour que les élus locaux reviennent à plus de modération et s'orientent davantage vers une politique d'économies d'eau dans les secteurs collectifs et agricoles.